|

30
mai 2004: IXèmes journées
"Le rôle des pouvoirs publics dans
la gestion des risques majeurs"
L’Algérie a eu à subir durant son histoire
passée et récente des catastrophes naturelles (séismes,
inondations, calamités naturelles…) dont les conséquences
dramatiques ont marqué la société algérienne
et les victimes de manière particulière.
Par delà les épreuves subies aux plans individuel
et collectif, ces catastrophes ont révélé toute
l’étendue des attentes des citoyens en matière
d’action publique. Le rôle des différents pouvoirs
publics dans la gestion de ces catastrophes et des dommages occasionnés
n’est plus à souligner au regard de l’importance
des moyens susceptibles d’être déployés
ainsi que les responsabilités mises à la charge de
l’administration.
Ce rôle peut être perçu sous des angles multiples,
qui saisissent l'intervention publique à travers les compétences
spécialisées des différents services centraux
et territoriaux concernés, ainsi que les formes, conditions
et moyens de leur mise en œuvre. Mais l'intérêt
d'une réflexion sur la question semble résider, aussi
et surtout, dans l'examen des fonctions qui permettent à
l'administration, dans son ensemble, de développer des formes
coordonnées d'interventions, ajustées à la
nature et à l'étendue de la catastrophe.
A bien des égards, la gestion des catastrophes apparaît
comme un révélateur du niveau d'organisation de l'administration
publique, aussi bien dans la célérité de sa
réaction en situation d'urgence, au moment du déploiement
et de l'acheminement des premiers secours, que dans la qualité
de la prise en charge des situations de "post-urgence",
qui concourent au rétablissement progressif des conditions
de vie décentes au profit des populations sinistrées.
Aussi, ces catastrophes mettent-elles à l’épreuve
l’efficacité de l’action publique et la teneur
des liens entre l’administration et les citoyens. Souvent
elles re-légitiment l’action administrative lorsque
celle-ci s’avère pertinente.
A un autre plan les catastrophes et calamités naturelles
posent des questions complexes sur les diverses responsabilités
mises en jeu et suscitent les débats sur les différentes
mesures préventives envisagées aux plans technique,
juridique, social…
La rencontre organisée cette année dans le cadre des
IXèmes journées Mohand MOKHBI devra permettre de soulever
l’ensemble de ces interrogations à la lumière
des expériences vécues à la fois au niveau
national et international pour mieux situer la part des pouvoirs
publics dans la gestion des catastrophes naturelles
Retour
|