En Algérie,
bien que les différents textes doctrinaux (charte communale et codes
communaux, 1967, code abrogé de 1984 et loi 90-08 du moi d’avril
relative à la commune notamment) considèrent la commune comme
cellule de base et acteur de la décentralisation, l étude des
finances publiques communales que nous venons d’effectuer sur un
échantillon de communes de la wilaya de Béjaia montre que les
finances publiques communales sont étroitement dépendantes de l’Etat
et la centralisation persiste toujours. L’existence de déséquilibres
importants entre les différents groupes de communes confirme la
thèse de la rigidité des rapports financiers entre l’Etat et ses
démembrements institutionnels. De ce constat, la réforme des
finances publiques locales, par la redéfinition de la fiscalité
d’essence locale, l’amélioration de l’encadrement technique et
humain des communes ainsi que le renforcement des outils de
planification au niveau local constitueront les éléments
susceptibles d’atteindre la décentralisation dans son acceptation
véritable.
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